Présentation des enjeux
Une manifestation portée par l’association Montesquieu, l’esprit du politique
Créée en Juin 2008 à l’initiative d’Alain Rousset, Député de la septième circonscription de Gironde, l’association « Montesquieu, l’esprit du politique » portera une initiative unique en France associant une conférence virtuelle et des débats au château de la Brède en Gironde autour du thème du politique.
Présidée par Pierre Sadran, directeur honoraire de l’IEP de Bordeaux, elle est composée de représentants d’institutions universitaires (instituts d’études politiques, Société Montesquieu...), de personnalités du monde de la recherche (Olivier Duhamel, Jean-Noël Jeanneney, Jean Lacouture…), de responsables politiques et de représentants de la société civile.
Les enjeux des entretiens de la liberté
Loin de se limiter à une démarche patrimoniale, l’enjeu d’une manifestation autour de Montesquieu consiste bien à convoquer l’œuvre et la pensée du philosophe pour poser à nouveau, et dans un espace ouvert à un large public, les questions politiques essentielles qui agitent le monde contemporain.
L’enjeu est bien de réfléchir au politique aujourd’hui et, plus largement, aux articulations entre ce qui relève des idées et de l’action politique. Cet objectif est d’autant plus important qu’il n’existe aujourd’hui presque aucun lieu de débat largement ouvert au public qui mette en discussion les idées politiques.
Et cette initiative prend tout naturellement sa place en Aquitaine, la terre de Montaigne, Montesquieu et Mauriac. Avec les Vendanges de Malagar, Alain Rousset, Député de la Gironde et Président du Conseil régional d’Aquitaine a souhaité emprunter les pas de Mauriac, journaliste engagé pour interroger les grandes évolutions de notre société. En réunissant ces entretiens de la liberté autour du philosophe de La Brède, il s’agit de poursuivre une tradition humaniste et de faire vivre les idées politiques.
Inscrits sous la question centrale de la Liberté, ces entretiens de la liberté doivent plus largement interroger le lien entre les nouveaux pouvoirs et les formes nouvelles de leur séparation, la séparation des pouvoirs et des médias, les médias et internet,… Ils ont pour vocation de nourrir un débat à l’échelle nationale et européenne en proposant des dispositifs originaux d’échange qui, sans céder sur les exigences de contenu, créent les conditions d’une véritable vulgarisation.
Il s’agit donc bien de faire œuvre d’éducation à la citoyenneté, de définir les contours d’un projet qui se nourrisse de la recherche savante tout en restant accessible et en donnant lieu à un événement à fort rayonnement.
Le thème de la liberté
Les entretiens de la liberté ont pour thème cette année : « Libertés d’hier, libertés d’aujourd’hui »
Pour une première année, le choix d’un thème général semblait s’imposer, thème que la démarche comparative permet de rendre plus dynamique.
En abordant la question des restrictions des libertés dans les sociétés contemporaines, on interroge la manière dont l’Etat Providence se repositionne sur un contrôle -de plus en plus ?- étroit des libertés. Alors que des libertés objectives ont largement été accordées, on assiste dans le même temps au déploiement d’une nouvelle logique coercitive qui concerne à la fois le contrôle des corps (addictions, hygiène…), le contrôle de la mémoire (cf. Le débat sur les lois mémorielles), la circulation des individus (la problématique du contrôle de l’émigration)...
Quels publics visés ?
Les entretiens de la liberté ont pour objectif de favoriser la rencontre de publics variés. Des chercheurs au grand public en passant par les journalistes ou les responsables politiques, le but est bien de croiser les regards, les compétences pour susciter une prise de conscience collective.
Et parce qu’il n’est pas de démarche citoyenne qui ne se préoccupe de l’avenir, les entretiens de la liberté souhaitent s’orienter tout spécifiquement en direction des jeunes et consacrent pour ce faire la matinée du 18 octobre à des « ateliers citoyens » ouverts aux lycéens et aux étudiants.
Objectif : pérenniser l’événement
Cette première édition doit être considérée comme la préfiguration d’une manifestation qui s’épanouira réellement en 2009 et qui ambitionne de s’élargir à tous les publics citoyens concernés par la chose politique. Elle envisage aussi d’impliquer des étudiants européens qui, à un titre ou un autre, sont appelés à devenir des « praticiens » de la liberté. Futurs magistrats, futurs journalistes, doctorants en science politique, tel est le panel que les entretiens de la liberté souhaitent à terme réunir sur les terres de Montesquieu.

Édition 2011
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