Pourquoi, quand, comment s’engager ? La quatrième édition des Entretiens de la Liberté, portera, en octobre 2011 sur le thème de l’engagement. lire la suite
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Dernier ajout : 6 octobre 2010.
Que peuvent faire les démocraties face à la peur ?
Si la peur est aujourd’hui, un sujet éminemment politique, c’est que l’homme contemporain est seul face à ses peurs, et qu’il sait qu’il en est responsable. Il ne compte plus guère sur la divine Providence et croit de moins en moins au Progrès. Des trois « P », seule reste la Politique comme levier de l’action tendant à canaliser cette émotion vers des comportements appropriés à la réalité de la menace.
Mais en dépit de nos espérances, la politique démocratique n’a pas effacé d’autres instrumentalisations de la peur, plus tentées de jouer sur elle que d’en préserver les peuples.
On sait depuis très longtemps que la crainte est, comme le disait Montesquieu, le principe des régimes despotiques, et les régimes autoritaires et totalitaires en ont fait, hélas, l’implacable démonstration. Mais on pouvait espérer des démocraties qu’elles sachent et puissent s’en affranchir. Or, nombreux sont les analystes qui expriment leurs doutes à ce sujet. Si l’on en croit Marc Crépon (La culture de la peur, ed .Galilée, 2008), : « S’il est un trait qui distingue aujourd’hui les démocraties occidentales, c’est le développement exponentiel d’une culture de la peur, à laquelle aucun discours politique, aucune mise en scène médiatique de l’information ne semble résister. Le terme de « culture » sans doute ne va pas de soi, mais il indique d’entrée de jeu (comme cela même qui fait problème) que la peur, quel que soit son objet n’est jamais spontanée, -qu’elle se nourrit de son traitement politico-médiatique auquel les individus sont soumis incessamment. Il n’est pas de jour où les journaux télévisés du soir n’égrènent des informations anxiogènes, dont l’effet recherché est d’une part de transformer notre connaissance de la société et du monde en culture de la menace, d’autre part d’en appeler, de façon au moins subliminale, à encore et toujours plus de protection et de sécurité ». Un jugement aussi sévère est-il partout et toujours justifié ?
Venez lire le point de vue de Franck Allisio, président des Jeunes Actifs de l’UMP (et les (...)
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