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Édition 2011 :
S’engager

Pourquoi, quand, comment s’engager ? La quatrième édition des Entretiens de la Liberté, portera, en octobre 2011 sur le thème de l’engagement. lire la suite

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Comment gérer la peur du terrorisme ?

Dernier ajout : 4 octobre 2010.

Cet espace de discussion vous permet de réagir ou contribuer à la façon dont gérer la peur du terrorisme.

A la veille de nos Entretiens de 2010, l’actualité illustre quotidiennement la difficulté extrême qu’il y a à gérer la peur du terrorisme. D’abord parce que ce risque global reste sans doute, dans sa perception, diffus et virtuel, beaucoup plus que les risques sanitaires par exemple. C’est le Juge Bruguière qui souligne dans son ouvrage ( Ce que je n’ai pas pu dire, Entretiens avec Jean-Marie Pontaut, Robert Laffont, 2009), que « parce que la grippe est contagieuse et concerne chacun d’entre nous, elle mobilise plus qu’une menace globale et potentielle. Une bombe, c’est comme un accident, ça tue les autres, ceux qui se trouvent au mauvais moment au mauvais endroit ». Or la réalité de la menace n’est plus à démontrer après l’exécution de Michel Germaneau et l’enlèvement de sept personnes au Niger le 16 septembre par l’AQMI (Al-Qaida au Maghreb islamique). Ensuite parce qu’il existe une banalisation et de la violence terroriste (lorsqu’elle ne frappe pas massivement à nos portes : les attentats qui font chaque jour ou presque des dizaines de morts en Irak ou en Afghanistan ne suscitent plus guère d’émotion, par leur répétition et leur éloignement), et des mesures prises pour s’en protéger : qui se souvenait que la France est placée en vigilance rouge (avant dernier niveau d’alerte avant le niveau écarlate qui concerne la certitude d’attentats majeurs) depuis les attentats de Londres en juillet 2005 ? Et enfin parce que, à crier trop souvent « au loup », on perd de la crédibilité, comme l’ont montré les réactions (venant aussi bien de la droite que de la gauche) à la communication gouvernementale, soupçonnée de jouer la diversion et/ou d’instrumentaliser l’opinion sur le thème réputé « clivant » de la sécurité. Sans entrer dans cette polémique, la valse-hésitation de la communication gouvernementale, qui après avoir, à la mi-septembre, multiplié les annonces sur l’existence d’une menace terroriste majeure, cherche aujourd’hui à rassurer au moment-même où le Département d’Etat américain émet une « alerte » informant ses ressortissants du risque d’attaques terroristes en Europe montre la difficulté objective à trouver le ton juste. En la matière qu’est-ce qu’une « communication maîtrisée, utile et non inquiétante » pour reprendre les termes du président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale ? Cela rejoint sans doute, dans son principe, ce que le philosophe Jean-Pierre Dupuy appelle le « catastrophisme éclairé » : « Il s’agit de stimuler notre imagination de façon à nous représenter ce que nous sommes incapables d’éprouver aujourd’hui parce que c’est beaucoup trop abstrait. C’est ce que Hans Jonas appelle l’heuristique de la peur, une peur préventive et contrôlée, une peur utile à l’action ». Mais comment traduire cela dans la pratique concrète des institutions et des organisations ?

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