Pourquoi, quand, comment s’engager ? La quatrième édition des Entretiens de la Liberté, portera, en octobre 2011 sur le thème de l’engagement. lire la suite
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Dernier ajout : 5 octobre 2010.
Espace de discussion lié à l’après Copenhague ; le traitement politique pour la globalisation des risques
Rien de plus emblématique de la globalisation des risques que la question climatique et celle de la bio-diversité. Le réchauffement de la planète et la disparition des espèces ont évidemment de quoi faire peur comme le soulignait l’apostrophe fameuse de Jacques Chirac au 3ème Sommet de la Terre à Johannesburg en 2002 : « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs ». Et de poursuivre : « La nature mutilée, surexploitée, ne parvient plus à se reconstituer et nous refusons de l’admettre. L’humanité souffre. Elle souffre du mal-développement, au Nord comme au Sud et nous sommes indifférents. La Terre et l’humanité sont en péril et nous en sommes tous responsables ».
Or, en dépit du début de prise de conscience de ce risque global par excellence et majeur de toute évidence, personne ne conteste sérieusement que le Sommet de Copenhague, 7 ans plus tard, ait été un échec. A l’évidence, trop d’intérêts contradictoires, notamment entre pays développés et pays émergents s’y sont opposés pour que cette grand-messe rassemblant 192 Etats puisse trouver la solution de compromis acceptable par tous.
Cet échec met dramatiquement en évidence le problème de gouvernance que n’a pas résolu le monde globalisé dans lequel nous vivons. Comme l’a très bien dit Hugo Chavez pendant le Sommet, « Si le climat était une banque, on l’aurait déjà sauvé ». Or le propos est plus profond qu’il n’y paraît. Il renvoie à l’institutionnalisation d’un processus de décision adapté à la nature du problème à résoudre. A Johannesburg, Jacques Chirac avait déjà plaidé pour la création d’une OME (Organisation mondiale de l’environnement), pendant de l’OMC (Organisation mondiale du commerce) qui, dans son domaine de compétence, est indispensable et ne peut être réduite à la figure simpliste d’un « grand Satan » de la mondialisation, même s’il convient, bien entendu, de ne pas lui laisser la bride sur le cou.
Mais au-delà de l’ingénierie institutionnelle sur laquelle il est urgent de réfléchir pour que soient correctement redistribuées les cartes dans un monde qui a plus profondément changé dans les cinquante dernières années qu’entre la Renaissance et la Seconde guerre mondiale, c’est aussi la conception même du Politique qu’il faut interroger. C’est la conviction de Michel Serres dans son essai, Temps des crises (ed.Le Pommier, 2009). Pour lui, on a tout simplement oublié d’inviter à Copenhague, ce qu’il appelle la « Biogée »pour dire en seul mot la vie et la Terre. Il estime que l’enjeu dépasse l’horizon classique du politique, et montre les limites de notre mode d’organisation politique. Il en appelle à l’invention d’une nouvelle forme d’organisation articulant « les experts qui savent mais ne sont pas élus et les élus qui ne savent pas ». « Pour avancer, il faudra inventer une reconfiguration de ces deux profils. Celui du politique comme celui du scientifique, dont l’implication dans la vie de la cité est aujourd’hui absolument nécessaire ».
L’idée de « forums hybrides » et d’une « démocratie technique » n’est pas nouvelle. Sans invoquer la figure historique du Comte de Saint-Simon, on peut renvoyer au livre de Callon, Lascoumes et Barthe, Agir dans un monde incertain, publié en 2001 au Seuil.
Quels sont les bons dispositifs et instruments d’une gouvernance adaptée à la globalisation des problèmes et des risques ? Telle est la question.
Venez lire le point de vue de Franck Allisio, président des Jeunes Actifs de l’UMP (et les (...)
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